Un quatrième enfant, ça change quoi ?


Famille nombreuse / mardi, novembre 20th, 2018

Vous avez envie d’un quatrième enfant, mais vous hésitez ? Votre famille a retrouvé son rythme de croisière après l’arrivé du petit troisième, et vous vous demandez si il est bien raisonnable de tout chambouler de nouveau ? Vous avez retrouvé un sommeil parfait (ou presque, en fonction de l’âge des ainés), vos rides se sont estompées, votre visage et votre corps ressemblent à s’y méprendre à ceux de Monica Belluci à l’apogée de ses 30 ans ? (D’accord, je m’emballe un peu, mais vous avez compris l’idée). Je suis également passée par là (en tout cas pour le sommeil, pour le reste… ne parlons pas de ça), et je vous donne mes 10 bonnes raisons de le faire, ce petit quatrième.

Parce qu’un bébé tout neuf, c’est une nouvelle bouffée d’amour

Et oui, si il y a une chose que l’on n’oublie pas (hormis les vergetures évidemment, mais bon faut dire qu’elles ont tendance à s’installer de manière durable les bougres), c’est le bonheur de tenir un bébé tout neuf dans ses bras. On dit que l’amour ne se partage pas mais qu’il se multiplie, c’est tout à fait exact. 

Pour ne pas avoir de regrets

Quand l’idée se pose de faire le quatrième, c’est que quelque part, l’envie est déjà bien installée. Sournoisement, je vous l’accorde. De manière inconsciente aussi (dans tous les sens du terme d’ailleurs). Et cette envie, non assouvie, j’avais trop peur de la regretter plus tard. Trop tard. Alors je vous accore qu’il faut une bonne dose d’inconscience pour laisser cette seule raison décider de l’agrandissement de la famille. Dans mon cas, c’est juste une marque de fabrique.

Parce qu’une grande fratrie, ça a toujours été un désir

Eh oui, moi qui n’ai qu’un frère (mais quel frangin !) et aucun cousin, j’ai toujours regardé les familles nombreuses avec envie. Les grandes tablées bordéliques mais joyeuses, les cousinades à what mille et les engueulades qui vont avec. Parce que dans mon esprit, les frères et soeurs forment le premier noyau d’amour autour de nous, et que c’est quand même chouette quand ce noyau est formé de plus de deux atomes (pfiou, ça me rend hyper poète ce sujet).

Parce que non, c’est pas si difficile à gérer

Alors là, je préfère quand même préciser que mon moi profond, c’est plus Otis dans Astérix et Cléopâtre que Bree Van de Kamp dans Desperate Housewives (encore elle). Oui, moi je suis plutôt cool dans la vie. Peut être même un peu trop cool parfois. Du genre on réalise notre projet avant de réfléchir à sa viabilité sur le long terme. Bon, jusqu’à maintenant, ça m’a plutôt bien réussi, mais je ne dis pas que tout le monde est apte à vivre ma vie (rapport à ma maison sans escaliers 10 ans après notre emménagement). Un quatrième enfant, ça se faxe dans la vie de famille easy, à partir du moment où l’on accepte qu’il ne mange pas à heure fixe et qu’il dorme autre part que dans son lit. Ceci étant dit, ça n’aide pas non plus à la ponctualité (rapport à un fabuleux billet précédent que vous pouvez retrouver ici). 

Parce que les relations entre frères et soeurs, c’est passionnant 

J’ai eu un premier binôme fille-fille. Qui ont grandi ensemble, presque comme des jumelles. Puis une troisième fille, qui est venue mettre un beau bazar dans leur relation et rebattre les cartes. Elle même formant un second binôme, mais avec un frangin cette fois. Autant vous dire que j’ai hâte de voir ce que tout ce petit monde va nous faire subir en grandissant et comment ils vont interagir entre eux au fil du temps 🙂 

Parce que ça ne coûte pas plus cher 

En tout cas, dans un premier temps. Si vous allaitez. Et si vous n’avez pas accouché d’un garçon après 3 filles (ou l’inverse). Ou alors, il vous faut des copines ayant elles même des enfants (du bon sexe), ayant suffisamment grandis pour pouvoir vous refiler leurs fringues. Mais globalement, il faut quand même bien admettre qu’un quatrième enfant, ça ne demande pas d’investissement supplémentaire (ce qui était déjà le cas avec le troisième notez bien). 

Parce qu’on en profite encore plus

Enfin ça, c’est ce qu’on espère. En tant que petit dernier, il ne passe pas un jour sans qu’on se dise qu’il faut savourer ces derniers instants si particuliers, ces dernières fois si émouvantes : la dernière fois qu’on range un pyjama taille naissance, le dernier premier sourire, les dernières premières vocalises, la dernière nuit pourrie (ah non, ça on a encore le temps)…

Parce que ça donne l’impression d’être encore jeune

Et dans le coup. Bref, on est tellement claqué que l’intégralité de notre capacité de mise en perspective est faussée. Et par conséquent, on croit de nouveau au Père Noël. Et aux licornes. Et dans nos quelques moments de lucidité, on trouve que c’est quand même cool, les licornes. Quoi qu’il en soit, et même si clairement, le petit dernier est plus difficile à encaisser que le premier (physiquement du moins), on est bien obligé de garder la forme pour pouvoir répondre présent à chacun.

Parce que ça fait relativiser 

Et réfléchir sur ce qui compte vraiment pour vous même. On ne va pas se mentir, un quatrième enfant, ça sonne le glas de votre vie professionnelle, en tout cas pour un moment (et si vous avez envie de voir grandir vos nains mais je ne vais pas m’enliser dans ce débat, ce n’est pas le sujet). Ça sonne aussi plus ou moins le glas de vos sorties entre potes (à moins d’avoir une super baby-sitter pas loin), de vos voyages exotiques et autres extravagances de jeunesse. Mais c’est aussi l’occasion de s’interroger sur vos envies et vos attentes, parfois mises de côté quand on a la tête dans le guidon. 

Parce que la transmission, y a que ça de vrai

Nos parents ont fait le job, à nous de relever le défi et de tenter de faire pousser nos loupiots du mieux possible. En leur donnant les clés pour tenir debout, pour réfléchir par eux même et être, tant que faire ce peut, le plus heureux possible. Parce qu’élever des enfants nous en apprend autant sur nous même que sur eux et nous permet de nous améliorer en même temps qu’ils grandissent. 

Evidemment, on reparlera de tout ça dans quelques années, quand ils seront tous les quatre en pleine adolescence et que j’aurai juste envie de m’exiler au fin fond du Montana (et pourquoi pas d’abord ?). Mais pour le moment, je ne regrette absolument pas mon petit quatrième. Il est, lui aussi, comme une évidence dans cette famille.

5 réponses à « Un quatrième enfant, ça change quoi ? »

  1. Je découvre votre blog, très sympa!
    Ici on hésite pour un petit 3e, mais comme vous dites, si on se pose la question, c’est qu’on a déjà la réponse et l’envie au fond de soi…
    Après on vit à Paris, on peut pas pousser les murs, les grands parents sont loin…on verra bien !
    Bonne continuation avec vos quatre poussins!

    1. Merci à vous, votre commentaire me fait très plaisir !
      Je vous accorde qu’habitant en ville, et à fortiori à Paris, la décision d’agrandir la famille est, de fait, encore moins évidente à prendre. Ceci étant dit, nos travaux n’étant pas encore achevés, nos trois filles dorment dans la même chambre (grande la chambre, je vous l’accorde), et ça ne pose pas de problème pour le moment.
      Notez que si jamais ça devait en poser, le jardin est grand et on a une tente Quechua…
      Bonne réflexion à vous 😉

  2. Hello ! Je découvre le blog moi aussi, et ce sujet me parle… même si pour le moment je ne totalise que deux enfants ! Avant d’en avoir, je rêvais de famille nombreuse (j’ai moi-même quatre frère et sœurs et c’est l’un des trucs qui me rend le plus heureuse dans ma vie), et depuis que j’en ai deux, je ne sais plus trop… alors j’aime lire ce genre d’article encourageant !

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