Les métiers que j’aurais pu faire ou mes possibles vies parallèles (TAG)


Inclassable / mercredi, avril 3rd, 2019

Encore une fois, je suis à la bourre sur les bons plans. Que voulez-vous, je ne suis pas prolifique niveau originalité éditoriale, je suis donc obligée d’aller chercher chez les autres ce que je trouve pas chez moi (la loose). Du coup, je me retrouve à piquer, encore une fois, une bonne idée chez mes confrères, à savoir ici Maman Lempicka. Bon, je ne suis pas la seule, PRGR a elle aussi outrageusement emprunté l’idée (avec talent évidemment), et Virginie du blog Ne le dites à personne, itou (un jour, j’irai déterrer leurs sujets d’il y a un an, l’air de rien). Bref, la question du jour est donc quels métiers j’aurais pu faire, dans une autre vie. Revue de détail.

Pilote de chasse

A l’instar de PRGR, les années 80 sont passées par moi. L’explosion de la carrière de Tom Cruise aussi du coup, alors évidemment j’ai eu ma période pilote de chasse. J’ai aussi eu ma période barmaid me direz vous (et ma période jedi mais bon là, je manquais indéniablement de talent), mais vivre la nuit me semblait compliqué (rapport à mon incommensurable besoin de sommeil, et à mon envie d’avoir une famille. Que je pourrais voir. Le jour donc). J’ai vite compris que pour embrasser la carrière de Maverick, il fallait avoir des yeux de faucon, dont j’étais totalement dénuée (merci papa, merci maman). Il fallait aussi être capable de bouffer des G à l’endroit et à l’envers sans vomir dans son casque… Bon, apparemment, ça devenait tendu comme objectif. J’ai abandonné l’idée (comme une dégonflée).

Guide de haute montagne/PGHM

Dans la série métiers à sensations fortes, on est pas mal non plus. Dès qu’on a su tenir sur nos jambes, nos parents nous ont emmenés marcher en montagne. D’aussi loin que je me souvienne, mes étés étaient partagés entre Vanoise et Méditerranée. Passer sa vie sur les plus beaux sommets de la planète, y a pire comme façon d’envisager une carrière. Le problème était qu’il fallait passer sa vie sur les plus beaux sommets de la planète, avec des clients. Potentiellement pénibles. Quant à faire partie du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne, il s’agissait de sauver les miches desdits clients, que leur imprudence (ou leur compagnon de cordée en fonction) avait poussés dans le vide. Bon, apparemment, il fallait un réservoir infini de patience. J’ai abandonnée l’idée.

Maquilleuse/Coiffeuse de plateau

Dans un style totalement différent, et alors même que je ne me maquille jamais moi-même (ne parlons pas de me coiffer, ceux qui me connaissent savent que souvent, ça ne ressemble pas à grand chose – ce qui est un style en soi me direz-vous), j’aurais adoré maquiller et/ou coiffer les acteurs, actrices, mannequins, etc. De manière éblouissante et fantasque, gore et effrayante, sobre et invisible. Imaginer les maquillage de Thriller ou du prochain défilé Dior, coiffer Scarlett Johansson sur le prochain Coppola J’aurais été une John Nollet ou une Fred Farrugia. J’aurais été une star moi même, en toute sobriété. Bon, apparemment, du point de vue maternel, point de grandeur possible, le seul débouché potentiellement envisageable était le salon de quartier (femme de peu de foi). J’ai abandonné l’idée.

Restaurateur/Conservateur de musée

L’Ecole du Louvre a longtemps été un fantasme. Mes parents ont pensé que ça devait être une lubie car ils ont refusé. Comme ma grand mère maternelle pour ma mère avant elle. D’ici à y voir un moyen de se venger, y a pas loin… (maman, si tu m’entends, c’est de l’humour naturellement, je ne t’en veux pas trop). J’aurais adoré être au plus près des oeuvres, enrichir le patrimoine d’un musée, aller à la rencontre des collectionneurs, courir de cocktail en cocktail et être photographiée dans Point de Vue (évidemment que je m’égare mais vous m’avez comprise, bande de rabat-joie !). Dans la même idée, j’ai caressé l’idée de travailler pour les assureurs d’oeuvres d’art, telle René Russo dans l’Affaire Thomas Crown. Bon, apparemment, je portais les motardes nettement moins bien qu’elle. J’ai abandonné l’idée.

Wedding planer

Cette envie est venue bien plus tard, une fois adulte, le métier n’existait pas encore chez nous à l’époque (#jesuisvintage). Mais elle vient de mon côté cheftaine je suppose. Ça et mon amour pour les paillettes et les robes blanches. J’aime planifier, organiser, faire des tableaux de ressources à utiliser, des to-do list, utiliser des post-it et des surligneurs (je vous ai déjà dit que Cultura était mon temple et la papeterie ma perte ?). J’aurais adoré actionner mon réseau, connaître les meilleurs dans leur domaine, avoir le pic de stress du jour d’avant, avoir chaque détail à l’oeil le jour J, devoir trouver des solutions dans l’urgence (et y arriver évidemment, tel un MacGyver de la flute à champagne et du talon aiguille) et savourer le bain d’endorphines du lendemain une fois la mission accomplie et les clients heureux. Oh, et j’aurais évidemment adoré avoir une oreillette et un talkie-walkie, j’aurais été Monica. Bon, apparemment, il fallait travailler le weekend. J’ai abandonné l’idée.

Tradeur

Ayant choisi mes études par hasard après un bas S spé maths (pour t’ouvrir le plus de voies possibles ma chérie), je me suis retrouvée à faire de la compta et de la finance d’entreprise, mais aussi des ressources humaines, du marketing et de la logistique (dans le doute, toujours choisir la voie la plus généraliste possible). Bref, dans tout ce panel des possibles, j’ai vite compris que niveau aisance matérielle, les petits génies de la finance se posaient là. Tradeur pour la tune donc, et pour leur capacité à comprendre ce qu’ils font. Parce que quand même, on ne va pas se mentir… Qui arrive à piger les méandres des marchés boursiers ? Les VAD, AAD, ADP, (ventes à découvert/achat à découvert/action à dividende prioritaire. Oui, j’ai quand même quelques notions les gars, rapport à mes études pré-citées et dont je n’ai même pas séché tous les cours), autant de termes plus compliqué que tous les acronymes d’agences internationales réunies. Et aussi parce que c’est la classe d’être capable de faire des montages financiers dignes de The Big Short. Bon, apparemment, il fallait se remplir le pif de substances plus ou moins illicites pour tenir le coup. J’ai abandonné l’idée.

Rentière/gagnante du loto

Ai-je vraiment besoin de développer ? L’île déserte, les apparts dans le monde entier, l’avion à disposition… Que celui ou celle qui n’en a jamais rêvé me jette la première pierre. Pouvoir faire ce que l’on veut, quand on le veut, ne jamais (jamais !) avoir à compter. Prendre le jet et zou, aller écouter un concert à la Scala de Milan au débotté. Reprendre le jet et re-zou, un petit déj à NewYork. (n’en jetez plus, appelez moi Vivianne et envoyez moi Richard Gere s’il vous plait). Bon, apparemment, il faut être fille de ou à minima jouer au loto (ce qui ne m’arrive jamais). J’ai abandonné l’idée.

Ecrivain

Ba… parce que quand même, je veux bien qu’il faille une discipline de fer pour écrire un bouquin, tenir les délais, écrire sous la pression parfois, etc. mais il n’en reste pas moins que ça doit être chouette de pouvoir vivre de sa plume. Voir ses histoires lues par le plus grand nombre, inventer des contes, créer des personnages à qui les gens s’attachent, imaginer moult rebondissements à des romans d’aventure et des histoires d’amour à faire pâlir de jalousie Jane Austen (et prendre un ego de compet’ au passage donc, mais ça fait partie du personnage). J’ai écrit une pièce de théâtre quand j’était en CE2, on a fait plusieurs représentations dans l’école (en costumes et tout et tout), mais j’était la fille de l’inspecteur d’académie alors je sais pas trop si ça compte… Et puis j’ai voulu écrire un scénario de film en 1ère, mais je ne suis pas allée plus loin que la scène d’intro (les vacances arrivaient, j’avais un planning intense de sorties à tenir, le scénar est passé à la trappe). De toute évidence, la discipline de fer et moi, on étaient pas copines. Idée abandonnée.

Je ne vous cache pas que j’ai eu bien d’autres envies (qui m’échappent à l’heure où j’écris ces lignes). Mon incapacité notoire à savoir ce que je veux faire date de toujours. Impossible d’avoir une idée précise du chemin à suivre : du choix de ma première langue vivante (allemand pour être dans les meilleurs classes) au choix de ma filière au lycée (maths évidemment), du choix de mes études supérieures (Gestion Administrative et Commerciale, à la frontière entre GEA et Tech de Co) puis de mes spécialisations (pour finir en Diagnostic d’Entreprise, autrement dit un Master 2 en… tout ce qui touche à l’entreprise), tous mes choix ont en réalité été des non choix. Tellement de choses différentes m’attiraient sans que je ne sois capable de décider laquelle était faite pour moi, engluée que j’étais dans l’idée qu’on devait choisir pour toute la vie.

Il se trouve que le hasard de la vie, les chemins empruntés m’ont menés aujourd’hui à faire une activité (en indépendante) un peu touche à tout, ce qui me correspond bien je pense. Et qui me laisse le temps de voir ma famille. Le jour donc 😉

Et vous ? C’est quoi les métiers que vous auriez aimé faire étant petit(e) ?

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19 réponses à « Les métiers que j’aurais pu faire ou mes possibles vies parallèles (TAG) »

  1. Je crois bien que les blogueuses ont cette passion de l’écriture en commun ! Et que la population entière rêve aussi du métier de rentier (je ne comprends pas pourquoi, vraiment).
    On m’a aussi rabâché les oreilles avec le bac S – j’ai réussi à négocier ES même si j’étais sans doute une littéraire dans l’âme (mais à l’époque c’était pas la mode). J’ai aussi atterri dans une école de commerce, aurai-je donc étudié la finance ?! Hmm Hmm aucun souvenirs… 😛 Trader, je crois que les seules choses que je connaisse de ce métier me viennent du Loup de Wall Street. Et, si j’ai bien retenu la poudre et les trucs à se mettre dans le nez, pour les acronymes par contre…
    Très sympa en tout cas ce tag pour se découvrir, j’ai hâte de lire tes prochains sujets (déterrés ou pas ;-))

  2. Ah ah, je n’avais pas l’art de la négociation chevillée au corps à l’époque (a moins que je n’ai eu la flemme, je ne sais plus), mais bravo d’avoir obtenu ES 😂 !

  3. Moi aussi, j’ai fait une 1ère S en embêtant bien tout le monde puisque j’ai gardé mes trois langues vivantes (la seule en 1ère S…) pour finalement passer en TL toujours avec mes trois langues mais sans option maths !
    Guide de haute montagne, c’est plutôt pour mon homme qui est originaire du sud de la Bavière et qui se languit de ses montagnes dans le nord tout plat de l’Allemagne.
    Sinon, en commun avec toi, rentière, conservatrice de musée ou écrivaine. J’étais en histoire de l’art et archéo à la Sorbonne et j’avais des amis à l’École du Louvre. J’aurais aimé rester dans ce domaine mais les microscopiques pourcentages de réussite au concours de conservateur m’ont découragée.

    1. Ouahhh, histoire de l’art et archéo ? Mais tu es la nouvelle héroïne de ma num1 (pour qui personne n’est au dessus d’Indiana Jones donc). Quant aux 3 langues vivantes, tu es MA nouvelles héroïne, rapport à mon incapacité notoire à accrocher avec les langues étrangères (de façon un peu bête du reste, je m’en rends compte aujourd’hui) 🙂

      1. Ta grande a l’âge de mon aîné (plus ou moins) et si elle est passionnée par l’archéo, elle peut regarder les vidéos de Chiara du musée de Bibracte et tant qu’à faire, aller y faire un petit tour. C’est chez moi, dans la Nièvre et j’ai fait un petit article dessus (placement d’article en toute discrétion…). Mon aîné y avait fait un atelier pour enfants « découverte de l’archéo » et il avait appris plein de choses.
        Mais je n’accroche pas avec toutes les langues. L’anglais, je n’ai jamais aimé alors que l’allemand et l’espagnol, j’ai toujours trouvé que c’était des langues faciles à apprendre. Rien de mieux que d’aller vivre dans le pays pour accrocher avec la langue. 😉

        1. Écoute, franchement merci pour l’astuce vidéo (et l’adresse au passage), je m’en vais lui enregistrer l’adresse dans le pc (a la place de YouTube, j’en peux plus de Fred et Jamy)…
          Et je te rejoins sur la nécessité de s’immerger dans un pays pour en apprendre la langue, c’est évidemment bien plus efficace que les cours à l’école !

    1. Absolument pas, toutes mes excuses, je suis horrifiée de ne pas y avoir répondu 🙀 J’ai vu que tu avais commenté sur HC, et puis num2 s’est cogné l’orteil contre la table basse et une faille spatio temporelle s’est ouverte dans ma journée. Je jure que c’est la vérité mais ça n’est pas une excuse 😩…
      Pour HC, c’est la deuxième fois que je ne vois pas les articles apparaître, j’ai encore des trucs à apprendre apparemment (la patience en particulier a priori). Et merci pour ton message évidemment !!

  4. Rentière ! Mais oui, c’est donc ça le métier de mes rêves ! Je vais appeler Pôle Emploi pour qu’il me dirige vers une formation adaptée à l’issue de mon congé parental ^^
    Plus sérieusement, je fais aussi partie de la « team » Bac S – GEA – Master Gestion et tout le tralala !
    Ouch ça ne me rajeunit pas tout ça !!

  5. Pas besoin de formation, je pense que cette carrière est innée chez tout un chacun 😉
    Et depuis que j’ai dépassé la décennie depuis mon dernier partiel, je ne compte plus. Je n’y arrive littéralement plus (une connexion du cerveau qui ne se fait plus probablement) 😂

  6. J’adore cet article. Et pas seulement parce que c’était mon idée. J’adore la manière dont tu l’as construit, et le fait que les métiers décrits n’ont absolument rien à voir les uns avec les autres (maquilleuse, un point commun! Mais aussi conservatrice de musée, et écrivaine!!) Sinon, mon mari a plongé dans la finance, je n’y comprends effectivement rien, mais je t’assure qu’il ne consomme pas la moindre substance illicite pour exercer. Par contre l’inconvénient réel quand tu bosses dans la finance c’est que tout monde t’envie tout en te crachant au visage. Presque aussi badant qu’un rail de coke.

    1. Mais si mais si, le sujet est évidemment source d’inspiration et tu es notre puit (je me rends compte que l’image est scabreuse, mais bon, on se comprend !). J’ai le plus grand respect pour ton mari, capable de vivre sa vie sans mordre personne, vraiment. Je n’était QUE chargée d’affaires et déjà c’était compliqué 😂

  7. Rentière, évidemment ! Mais boulangère, danseuse, chanteuse, architecte ou encore sage-femme m’auraient bien plus aussi. Rien à voir avec ma formation de comm’ politique et publique donc…Et comme toi, l’idée farouchement enracinée qu’il n’y avait qu’un choix de métier possible. Ahlala :/

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