Mes 30 premiers jours


Famille nombreuse / jeudi, octobre 11th, 2018

Bonjouuuuur les amis !

Oui, alors non, je n’ai pas hérité d’un siège de député (députéE ? je m’y perds dans ses questions féministes à la con…) à l’Assemblée Nationale, ni même d’un mandat présidentiel. Non, j’ai simplement accueilli un enfant de plus. Il y a 30 jours donc.

Les 30 plus beaux jours me direz-vous, quand ils sont encore tout petits, tout mignons, tellement dépendants de nous, ne faisant rien d’autre que dormir et manger (vous les visualisez les petits papillons dansant dans un champs de fleurs printanières, voletant autour de jolis petits lapins sur une musique douce sensée évoquer la félicité ?)… Voilà voilà voilà.

Sur le principe, je valide tout ça, naturellement. Sauf que j’ai découvert que ce principe justement n’était plus vraiment applicable passé un certain nombre d’enfants (naïve que j’étais !).

D’abord, il y a eu les 4 jours à la clinique où quand mes 3 grandes débarquaient, elles retournaient le service entier et ma chambre par la même occasion (non, je n’exagère presque pas). 30 minutes de carnage à chaque fois. A te faire angoisser de rentrer à la maison.

Puis vint le moment du retour justement (ba oui, quand même, il a bien fallut dire au revoir au merveilleux personnel de ma clinique pour la dernière fois – car oui, je vous l’annonce officiellement, c’était le dernier). Je suis rentrée un vendredi, j’ai donc eu un weekend (deux jours entiers pensez donc !) pour prendre toute la mesure de ce qui m’attendait avec quatre enfants à la maison. Bon, évidemment, il était trop tard pour faire marche arrière hein. Pas question de le rendre ou de me plaindre (le « tu l’as voulu quand même » de super papa me pendant au nez, vous pensez bien que je me suis abstenue). Mais bon, à vous je peux bien le dire, le dimanche soir, j’avais l’impression d’avoir fait la guerre (toute proportion gardée évidemment, j’ai un immense respect pour les soldats qui vont au front, au vrai).

D’autant qu’après, ça a été lundi…

Oui, ma phrase s’arrête là, je pense qu’elle se suffit en elle même. Lundi donc, avec reprise des activités extra-scolaires (ça t’apprendra à accoucher début septembre, manante !), deux à l’école, une à la crèche, avec le dernier qui a faim au moment de partir (sinon c’est pas drôle), super papa qui doit partir une semaine en déplacement (sinon c’est encore moins drôle)… Bref, je me suis beaucoup marrée ces 30 premiers jours. D’autant que oui, j’oubliais : tu dois gérer cette logistique infernale, avec 4h de sommeil par nuit, évidemment (« tu l’as voulu quand même« ).

Certe. Certe certe certe. Sauf que même si je m’y attendais, ça fait quand même mal au cul de se rendre compte à quel point, comme l’a si justement dit le philosophe Roger Murtaugh, « j’ai passé l’âge de ces conneries ». Bon sang, on se croit à l’abris de ce genre de chose pourtant, on se dit qu’on est encore jeune et alerte, que non, notre adolescence n’est pas si lointaine, que non, on n’est pas plus vieilles que les jeunes mamans qu’on croise à la sortie de l’école. Alors que si, quand même. Soyons réaliste, juste deux minutes. Et si tu ajoute à ça la coupette de champagne qui va bien (mais que tu ne supportes plus trop à 3h du mat quand il faut changer une couche – d’autant qu’il est possible qu’il n’y ait pas eu qu’une seule coupette), tu fini par prendre doucement (et cruellement) conscience du temps qui passe. Trahie par son propre corps, c’est dur.

Enfin bref, il n’en reste pas moins que ces 30 jours sont passés, de manière inexorable et définitive, et qu’il n’y a pas eu une journée où je n’ai pas essayé d’en profiter à fond, justement parce que c’est la dernière fois. Si si, même la nuit, même quand j’aurais préféré me faire arracher les ongles un à un ou me faire cramer la plante des pieds à la bougie (ouai, y a eu des nuits plus dures que d’autres) plutôt que de me lever. Parce que oui, « ça grandit trop vite », et que bientôt il n’aura plus ce besoin vital de moi.

Alors vivement les 30 prochains jours, avec un peu de chance, je vais pouvoir recommencer à bosser un peu (ah ah, je me fais rire toute seule)…

Salut les biquets 😉

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