Manger à Naples et mourir (Naples 2/3)


Voyage / jeudi, juillet 12th, 2018

Bon alors, après l’en-cas de samedi dernier, passons aux choses sérieuses concernant ce voyage entre copines. Parce que ne nous voilons pas la face, la bouffe est encore la meilleure raison de choisir une destination. Oui alors, du coup, je vous entend hausser du sourcil en pensant à notre première destination qui, je le rappelle, était Londres… Et ba on peut se tromper, même les meilleurs font des choix douteux dans la vie !

On a tous un à priori sur la nourriture italienne : simple, facile, colorée, méditerranéenne (un joli mot pour dire huileuse), trop sucrée (rapport au tiramisu de votre grand mère, même si je n’ai rien contre votre grand-mère hein, je ne la connais même pas). Et bien messieurs mesdames, je vous l’affirme, ici et maintenant : oubliez tout ce que vous pensez savoir à ce sujet.

En débarquant à 10h30 à Naples, après un départ à 5h30 de la maison, autant vous dire que notre seule préoccupation (qui n’a pas beaucoup variée pendant ces 4 jours) était de savoir ce qu’on allait manger. Réflexe de touriste, on a cherché dans nos guides et on a ouvert Trip Advisor. Du coup, je vous laisse imaginer la file d’attente dans le premier resto qu’on avait choisit. CQFD. Bon, en même temps (pour paraphraser Manu), il y a très exactement 2 598 restaurants répertoriés à Naples sur Trip Advisor, pas un avec une note inférieure à 4/5. Ça vous pose le truc.

On s’est donc rabattu sur le plus proche de notre position, dans le quartier espagnol : la Trattoria Da Nennella (Vico Lungo Teatro Nuovo). Esprit cantine, service rapide et serveurs qui mettent l’ambiance avec un « Grazzie » lancé à la cantonade à chaque pourboire laissé (soit un toutes les 4 minutes environ). Le tout dans une rue à peine plus large qu’une Mini Cooper. Et le menu ? Pâtes aux tomates fraiches et basilic, pâtes aux courgettes et pâtes aux fruits de mer (ah ba oui, évidemment, les pâtes sont omniprésentes). Mais aussi mozzarella de bufflonne, pommes de terre aux olive et aubergines rôties. Du classique je vous dis. Mais du classique avec du goût, ce qui fait toute la différence.

Après toutes ces pâtes, on a décidé de manger une pizza pour notre diner. Je rappelle à toutes les mauvaises langues que j’entends d’ici que nous marchions 15 bornes par jour, histoire de se déculpabiliser. On a commencé par un petit apéro quand même, histoire de se mettre en bouche, et puis on a voulu tenter les pizzas de chez Sorbillo (les meilleures du littoral, via Dei Tribunali). Environ 120 personnes attendaient leur tour, on a abandonné. On a donc poussé de 50m dans la rue, et on est tombé sur la Trattoria Napoli Notte (Via Atri) : risotto alla pescatora, scialatielli allo scoglio et tiramisu (pas de pizza donc), le tout sur fond de musique italienne. Bon, le type à la guitare était collé à mon oreille gauche, ce qui fait que je n’ai pas su apprécier toute les qualités artistiques du duo, mais c’était chouette !

Les pizzas on les a mangé sur le lendemain sur l’île de Procida, une petite pépite de 4km2 (je vous en parlerais plus en détail une prochaine fois), collée entre Naples et l’île d’Ischia. Une tuerie (les pizzas) : une pâte toute fine, une couche de sauce tomate, de la mozzarella, du basilic et pi c’est tout ! Exit les garnitures à te faire caler Obélix, trois ingrédients suffisent quand ils ont du goût (et pour 5€ la pizza s’il vous plait). J’en ai oublié de les photographier tiens ! Un petit granite di limone pour le goûter, et nous voilà déjà à la recherche d’une table pour le dîner (les heures passent vachement vite quand on n’a pas à s’occuper de minis humains).

Apéro chez Gambrinus (Piazza del Plebiscito, LE café 1900 de Naples, avec serveurs en livrée et cadre historique, un peu attrape touristes du coup mais qui vaut le détour quand même), puis repas chez Antichi Sapori Partenopei. Le nom est à coucher dehors, mais on y a mangé deux fois, parce que quand même, c’était fabuleux. Un accueil magnifique, des plats typiques et un prix très correct, le combo gagnant. En particulier un millefeuille d’aubergines et mozzarella à se damner, mais toute la carte est renversante (vous pouvez me croire, à 3 en deux soirs, je crois qu’on a tout essayé).

Je vous ai fait l’impasse sur les petits dej, mais vous l’aurez compris, les pâtisseries sont du même acabit que le reste. Un caffe latte accompagné d’une sfoglitella tiède (cône de pâte feuilletée fourrée de ricotta parfumée à la vanille ou à la cannelle) et vous êtes paré jusqu’à midi.

Bref, je me sens obligée de m’arrêter là, parce que je pourrais vous en faire une tartine (ah ah, humour potache), mais vous aurez compris l’essentiel : si vous passez par Naples, prenez le temps d’y manger, même n’importe où, vous vous en souviendrez longtemps.

Sur ce, je vous laisse, j’ai les crocs 🙂

 

 

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