Exposition Hugo Pratt, Lignes d’Horizons au musée des Confluences


Sorties expos / mercredi, juin 20th, 2018

Mardi matin, le soleil brillait, la journée s’annonçait belle, j’ai donc décidé de reprendre ma vie en main. Ouai, rien que ça. J’ai le sens de la mesure comme vous pouvez le constater. C’est donc toute guillerette que je suis allée à Lyon, au musée des Confluences, voir cette expo qui me tendait les bras depuis un moment : Hugo Pratt, Lignes d’Horizons.

Corto Maltese n’est clairement pas l’un des héros de BD de mon enfance. Je ne l’ai découvert que plus tard, à l’entrée dans l’âge adulte. Je ne sais pas si c’est du au graphisme particulier ou aux histoires elles-mêmes, toujours est-il que j’étais super contente de pouvoir en découvrir un peu plus sur Hugo Pratt, sa vie, son oeuvre (avoir le sens de la formule, c’est important).

Me voilà donc au premier étage du musée des Confluences, à admirer des planches originales, majoritairement dessinées à l’encre de chine, au feutre et à l’aquarelle. C’est beau. Et c’est spectaculairement mise en lumière dans une scénographie impressionnante. Les photos que j’en ai pris ne lui rende pas justice, mais on se sens immédiatement transporté dans une espèce de mer labyrinthique, représentant les vagues des cinq océans, tous parcourus par Hugo Pratt, infatigable voyageur. Ethnologue, historien, romancier, il était tout cela à la fois. Les planches exposées sont d’ailleurs proposées en fonction des grandes civilisations racontées dans ses différentes histoires (et que l’on retrouve au début de chacune de ses bandes dessinées).

Ces mêmes planches sont soulignées par les vestiges des cultures et des civilisations qui les ont inspirées, en provenance des collections du musée des Confluences ainsi que de nombreux prêts d’institutions ou de collections privées. Au coeur de l’expo se trouve une table interactive, présentant une carte qui suit le sillage de La Ballade de la mer salée. On peut donc mettre en relation les personnages et les lieux rencontrés dans le roman graphique, avec un effet sonore de vague et de sable qui s’écoule.

On retrouve également tout au long de l’expo les sources d’inspirations artistiques et littéraires d’Hugo Pratt. Stevenson, Jack London, Kipling évidemment, pour  leurs récits d’aventures et leur poésie. Les grands noms des comics américains (Lee Falk, Milton Caniff), qu’il avait découvert dans l’enfance. Et puis Hollywood bien sur. Ce n’est pas un hasard si Burt Lancaster prête ses traits à Corto Maltese.

Bref, c’est un véritable voyage à travers le monde que nous propose cette exposition, bien évidemment trop courte mais au combien magnifique. Je vous mets le lien de l’expo en pièce jointe, elle est visible jusqu’au 24 mars 2019, courez-y, c’est formidable !

http://www.museedesconfluences.fr/fr/evenements/hugo-pratt-lignes-dhorizons

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