Avoir un animal de compagnie, fausse bonne idée ?


Parole de poussin / vendredi, novembre 9th, 2018

Votre enfant vous a déjà demandé un animal de compagnie ? Doit-on laisser ledit enfant choisir son animal domestique ? Et ben vous je ne sais pas, mais moi j’ai du me poser la question, et pas plus tard que cette semaine…

Cet article est un appel au secours. Je m’explique : ma fille aînée a, comme tous les enfants, déjà réclamé à plusieurs reprises un animal de compagnie. J’ai moi-même, à son âge, déployé des trésors d’imagination pour tenter de faire céder mes parents (caprices, roulades de footballeur, yeux embués de larmes et autre cajoleries n’y ont rien changé). En désespoir de cause, et voyant bien qu’un chat ou un chien, c’était mort, j’ai fini par réclamer un hamster. Je trouvait ça mignon un hamster, c’est tout petit, plein de poils, et c’est silencieux (enfin ça, c’est que ma mère croyait quand elle a dit oui). Bref, ce hamster (prénommé Picsou, mon côté capitaliste certainement) a fini dans une des classes de primaire de la circonscription de mon père après deux années passées dans notre salle de bain, seul. J’ai aussi eu un rat domestique, XIII, qui a lui aussi passé plus de temps dans sa cage que dans mes bras. Il a fini congelé et enterré derrière la maison familiale (une sombre histoire dont je vous épargnerais les détails…). Je qualifierais donc mon expérience personnelle des animaux de compagnie comme mi-figue mi-raisin.

Pour en revenir à ma num1, après avoir réclamé un chien comme tout le monde, et après avoir obtenu une fin de non recevoir en bonne et due forme, elle semblait en avoir pris son parti. Elle a bien tenté, de manière sournoise, d’adopter des mantes religieuses (enfermées dans mes tuperware), des limaces (astucieusement cachées dans ses poches de jean), des escargots (enroulés dans des feuilles puis enfournés dans les poches de son manteau tout neuf), des gendarmes, des coccinelles et autres joyeusetés que tout parent adoooooore retrouver au débotté (et au hasard, devant la porte ouverte de la machine à laver). Cette prédisposition pour les insectes aurait du me mettre la puce à l’oreille (jeu de mot, humour, poilade). Oui, parce qu’il y a trois jours, ma fille, mon amour, la chair de ma chair, m’a tranquillement demandé… (suspense, roulement de tambours)… un phasme de compagnie. 

Oui, voilà. Je les vois bien, vos yeux écarquillés et circonspects. La question vous brûle les lèvres je le sens (et en même temps, vous n’avez pas vraiment envie de savoir, je vous assure). Un phasme ? Et ben si vous voulez vraiment en savoir plus, ou si vous aussi, vous voulez donner de bonnes idées à vos enfants, je vous conseille cette excellente émission de vulgarisation scientifique qu’est C’est pas sorcier (avec Fred et Jamy vous savez, et la petite voix), à laquelle je dois cette demande quelque peu hors du commun. Enfin excellente, excellente, moi je veux bien, mais quand le résultat, c’est de se retrouver à devoir se renseigner sur comment acquérir un phasme, c’est qu’il y a clairement eu un bug à un moment donné.

Mais foin de complaintes ! Il n’en reste pas moins que je me demande si il est bien envisageable d’accéder à sa requête. Bon, l’insecte en question a une espérance de vie moyenne de un an (ce qui est déjà trois fois plus long que la durée pendant laquelle sa propriétaire va s’en inquiéter), il coûte moins de 20€, mange des ronces et des feuilles d’arbre et a la vitesse de déplacement d’un escargot perclus de rhumatismes. Autant dire que niveau responsabilités, on est loin du canasson ou du poisson tropical. D’autant que dans l’hypothèse où l’intérêt de ma fille atteindrait son niveau zéro au bout d’un mois, on pourra toujours relâcher ladite bestiole à l’extérieur, sans craindre de bouleverser irrémédiablement l’éco-système de notre jardin.

Vous l’aurez donc compris, j’ai bien peur de devoir déposer cette année au pied du sapin une petite boîte (avec des petits trous pour l’aération, on n’est pas des sauvages) avec un insecte vivant à l’intérieur. Parce que ma grande petite fille ne croit plus au Père Noël, c’est officiel, mais que je veux quand même continuer à voir des étoiles dans ses yeux. 

Et vous, vous seriez prêt(e)s à quoi pour faire plaisir à vos enfants ?

Comme je suis une super maman qui a à coeur le bonheur de ses enfants, je vous renvoie à mon (excellent) article sur l’organisation du dernier anniversaire de num2… Je m’étais déjà bien arrachée pour les voir, ces étoiles !

http://quatrepoussinspleinsdavenir.com/jai-teste-organiser-une-chasse-au-tresor-pour-lanniversaire-de-ma-num2/

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5 réponses à « Avoir un animal de compagnie, fausse bonne idée ? »

  1. Si je peux intervenir, il vaut peut-etre mieux tenter la voie du : « es-tu sûr.e de vouloir mettre un animal, quel qu’il soit, dans une petite cage ? »
    Et surtout, surtout, ne pas finir par lui « redonner sa liberté » en particulier s’il est exotique….

    1. Alors moi, je veux bien ne pas le mettre en aquarium, mais on risque de ne pas le retrouver dans la maison 🙂
      Non, sans rire, je suis globalement d’accord avec toi. Mais sur ce coup là, elle a franchement l’air déterminé. Et comme nous n’aurons JAMAIS de chien, je me dis que c’est quand même un bon compromis…

    1. D’autant que mon institut de CE2 m’a mis en garde sur leur capacité inouïe à se reproduire à vitesse grand V à priori… on va donc les adopter un par un, ça me parait plus prudent !

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