Ma quinzaine magnifique


Famille nombreuse / mardi, juin 5th, 2018

Parmi tous ces instants magiques qui jalonnent une année de maman (anniversaires avec 15 enfants surexcités à la maison par un jour de pluie, fête des mères agrémentée de magnifiques réalisations scolaires, petites et grandes vacances, rentrée scolaire avec son lot de papiers à remplir et d’inscriptions à faire, etc.), il y en a un auquel je tiens particulièrement : la quinzaine des Internationaux de France de Tennis. Roland Garros.

Ma madeleine de Proust

Ah, la madeleine de Proust, on y est les amis ! Ces 15 jours superbes qui marquent la fin de l’année scolaire (oui, bon, pas tout à fait mais presque), l’arrivée du bac, des apéros en terrasse bref, les siestes de milieu d’après midi au son de la petite balle jaune, des murmures du public et des voies de Lionel Chamouleau (dont c’et la dernière année, à mon grand désespoir) et de Nelson Monfort (qui sera là jusqu’à son dernier souffle lui), la belle vie quoi.

Alors oui, j’admets, je suis la seule de mon entourage vouer une telle passion à cet évènement. Je dirais même que cette passion fait beaucoup rire mes ami(e)s. En fait, ils se foutent de moi, clairement. Autant que moi des gens qui regardent le Tour de France, c’est dire. Faut dire que je trouve ça consternant le vélo. Et cette excuse qui à elle seule est sensée expliquer le pourquoi de la chose et pardonner une telle addiction: « mais je regarde pas pour le vélo mais pour les paysages. Tu comprends, on visite la France avec le Tour ! ». Sans commentaire.

Pourquoi, mais pourquoi une telle passion…

Bon bref, je m’égare Edgard. Je ne sais pas à quoi tiens cette passion pour cet évènement particulier. Peut être à mes parents et à mes souvenirs de dimanche après midi de finale, installée dans un lit de camps descendu tout exprès du grenier pour que je puisse être au poil (et pas à poils hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit). Ces outsiders magnifiques (Tchang, son refus de s’assoir et ses kilos de bananes), ces favoris inébranlables (Agassi et ses coupes improbables, Jim Courier et son nom à la prononciation incertaine – Courier, Courir ?, Sergi Bruguera, Gustavo Kuerten et son coeur dans la terre battue), et puis la domination du trio d’or (Nadal, Federer et Djokovic).

Pour un sport que je ne pratique même pas

Bon, évidemment, les premiers à se désespérer de la situation sont mon mari et mes enfants, qui n’ont pas encore chopé le virus (je ne vous cache pas que pour mon mari, j’ai abandonné). Ma fille aînée m’a posé cette question que j’ai trouvée profondément vexante l’année dernière, à savoir « mais maman, tu joues au tennis au moins ? ». A vous je peux dire la vérité : j’ai fait un essai déplorable l’année de mes 7 ans, prouvant de manière  indéniable mon manque évident de talent pour ce sport. Moi, je suis plutôt gym vous voyez ? Les saltos, la poutre, tout ça oui, mais le tennis… Beaucoup trop de respect pour ce sport pour lui faire un affront pareil.

Et qui ne dure que 15 jours

D’autant que quand même, il faut que je sois totalement honnête avec vous, cette passion ne vaut que et uniquement pour Roland Garros. C’est vrai que le tennis n’est pas non plus le sport le plus présent à la télévision. Il faut même être sacrément accroché pour pouvoir entrevoir un match d’un autre grand chelem. Et ne parlons pas d’un Masters 1000. Du coup c’est vrai (et tant mieux pour mon entourage) toute cette mascarade ne dure que deux semaines. Et c’est bien assez ! Ça permet à mon mariage de survivre à tout ça…

Sur ce, je vous laisse, j’ai tennis 😉

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